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La bipolarité disséquée à travers l’expérience de son réalisateur, Rodolphe Viémont, cinéaste bipolaire. Un regard intime, personnel, convoquant psychiatrie et psychanalyse.
Deux documentaires de 52 min. : sorties en salles en 2016 et 2019.
La pathologie vue de l’angle de la psychiatrie et de la psychanalyse.

– « Humeur Liquide » : la bipolarité et le désir d’enfant…
Un couple (dont les deux futurs parents sont atteints) veut un enfant. Le risque de transmission de la maladie est dans leur cas de 30%. Il s’interroge. Faire confiance en la vie est-il égoïste ?

– « Pour Ernestine » : les changements que l’arrivée de l’enfant opère…
Quelle responsabilité malgré la maladie ? Comment l’amour l’emporte sur le mal…

Les voix-off des deux films sont interprétées par Robinson Stévenin.

Ernestine par Brice Blanqué

bipolarité   art   psychanalyse   psychiatrie   création artistique   parent   enfant paternité  résilience


Sortie France
« Pour Ernestine » 
/ 10 avril 2019 !

Affiche "Pour Ernestine" / bipolaire, psychiatrie, art


La bipolarité

Qu’est-ce que la bipolarité ?
Description de la maladie sur ce site

Liens vers les associations de malades ou de familles :
ARGOS 2001
UNAFAM
FRANCE DEPRESSION
BIPOLARITE FRANCE
ETOILE BIPOLAIRE


« Pour Ernestine » vu par Johann Cariou

Pour Ernestine s’inscrit comme un prolongement du précédent film de Rodolphe Viémont, Humeur Liquide. Pour Ernestine n’est pas une suite, c’est un nouveau chapitre, une autre bataille, une nouvelle eau-forte, intime et poétique.
Nés sous le signe de la bipolarité, Rodolphe et son épouse Laurence s’interrogeaient dans Humeur Liquide sur la possibilité de vivre normalement, d’enfanter sans transmettre la maladie, et si leur désir d’enfant n’était pas le masque d’un égoïsme parental. Ils choisirent de se déposséder de l’emprise bipolaire, ils choisirent de vivre et de donner naissance à Ernestine.
Pour Ernestine est le récit d’un bouleversant chemin.
Car pour Rodolphe la naissance était une chausse-trappe de l’enfer et il commençait un épisode de souffrance. Les questions surgissaient, revenaient, vapeurs empoisonnées, elles habitaient le monde.
Ce petit être emportait tout et Rodolphe dans ses tranchées devait continuer la guerre contre la bipolarité. Ne plus jouer avec ses excès et provoquer l’hypomanie pour stimuler son imaginaire et doper son énergie, ne plus regretter les grands incendies maniaques, ces douloureuses exaltations, ces noires extases qui auguraient de redoutables désastres.
Ernestine est là, et elle exige d’autres lignes de front face aux cycles et aux états mixtes. Chasser les bourreaux, chercher la terre, renaître et devenir père. Rencontrer sa fille. Ernestine exige des lignes de vie.
A la poursuite de soi, Rodolphe pourrait écrire avec Deleuze et Guattari : « Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu’ils sont imaginaires, au contraire, parce que je suis en train de les tracer ».
Pour Ernestine est le récit d’une émancipation continuée. La maladie n’est plus le cœur du monde. Au cœur du monde c’est un rire sous la pluie, la douce respiration d’un sommeil heureux, une petite fille qui galope après des papillons, Ernestine.

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(c) Ere Prod. / Filmo / Inward / Esperanza / 2019